Thierry : quand la rigueur militaire rencontre la liberté du convoyage

Ancien footballeur amateur d’abord au Cameroun puis en France, Thierry a connu un parcours marqué par la détermination. Installé en France depuis 2011, il a également servi cinq ans au sein de la Légion étrangère, une expérience où il a forgé sa rigueur technique : « J'étais mécanicien dans l'entretien des engins militaires et aussi formateur des nouveaux pilotes ». Fort de cette expertise technique, il s'est naturellement tourné vers l'automobile. Après avoir exercé dans la livraison, il a choisi de se lancer à son compte dans le convoyage fin 2024 pour gagner en liberté.

Portrait Thierry

La "W garage" : une nouvelle corde à son arc depuis janvier

Depuis le début de l'année 2026, Thierry a décidé de s'ouvrir à de nouvelles opportunités de missions en passant la compétence W garage. Ce choix est avant tout pragmatique :

  • Le potentiel : Il avait remarqué que ces missions exigeant des plaques spécifiques restaient souvent disponibles plus longtemps sur la plateforme.


  • La simplicité : Une fois l'autorisation obtenue auprès de l'ANTS, les choses sont allées très vite. « C'était assez facile parce que tout ce qu'ils m'ont demandé, j'ai pu les fournir en un clic », explique-t-il. Il a ainsi pu commander et recevoir ses plaques rapidement pour démarrer.


  • La rentabilité : L'investissement de départ n'étant pas trop onéreux, l'opération devient très vite rentable !

Une organisation au service de la précision

Thierry apprécie ces missions, mais il reconnaît qu’elles imposent une discipline logistique pour éviter les imprévus. « Ce sont des missions plus contraignantes, notamment parce qu’il faut prévoir un sac supplémentaire ». Il faut penser à prendre tout le matériel nécessaire, comme le ruban adhésif, car rien n'est fourni sur place. Il est donc essentiel de bien se renseigner en amont de la mission.


Pour la fixation, il a sa propre méthode afin d’éviter que la plaque ne bouge ou ne raye la carrosserie :

  • Le refus des tendeurs : Il évite les élastiques car le courant d'air risque de les faire bouger et de rendre la plaque illisible pour la police.


  • Le système D : Il utilise donc du ruban adhésif double face assez épais, une astuce héritée de ses convois militaires : « J'en mets une bonne quantité... j'ai déjà fait des missions où il pleuvait et ça a tenu ».

Le métier qui rentre : apprendre de ses erreurs

Le convoyage est pour Thierry une école de l'anticipation. À ses débuts, il ne vérifiait pas toujours la logistique du retour : « Il m'arrivait de prendre des missions où je marchais plus de 25 km pour retrouver la gare la plus proche ». Cette expérience lui a appris à analyser chaque itinéraire avant de s'engager.

Aujourd'hui, il adapte son approche à chaque véhicule. Sa formation de mécanicien est un vrai plus, notamment sur les motorisations thermiques où il sait « maîtriser sa consommation » pour optimiser ses trajets et ses marges.

Thierry savoure désormais la liberté que lui offre son métier. Un grand merci à lui pour ce témoignage authentique !

Hiflow

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